FFO15: Les Anarchistes

Catégories : Divertissements

FFO15_bannière.jpgPlongée dans le monde assourdissant d'une clouterie, de femmes et d'hommes révoltés "déjà" de la condition ouvrière de fin du 19è siècle, Les Anarchistes décrivent la protestation d'un groupe de jeunes aux idées bien plantées. Un second film d'Elie Wajeman (après Alyah), nous arrive en pleine face sans crier gare. De jeunes acteurs étonnants, avec en tête d'affiche Adèle Exarchopoulos, Tahar Rahim, Guillaume Gouix et Swann Arlaud se donnent à fond dans leurs idées, leurs sentiments, leurs dérives.

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Une infiltration qui tourne mal, des idéaux très forts mais irréalisables, des amours vrais mais inaccessibles dans la durée. Jean Albertini (Tahar Rahim), modeste gardien de la paix, accepte une mission d'infiltration dans un groupe d'ouvriers aux idées révolutionnaires. Contre une belle somme d'argent pour l'époque (1899), le jeune Albertini se fait engager dans une clouterie, où le travail assourdissant est très difficile. Il parvient à entrer en contact avec le chef, Elisée Mayer (Swann Arlaud), d'un groupe d'anarchistes, et tombera amoureux de la compagne de celui-ci, Judith Lorillard (Adèle Exarchopoulos).

Si, lors de sa présentation à Cannes 2015, pour la Semaine de la Critique du Festival, Les Anarchistes ne rencontrèrent pas cette critique françaises: "excès de narration (Le Monde), Film maladroit à la mise en scène trop sage (Le Figaro), film étrangement sage en dépit du sujet (Libération)", il n'en demeure pas moins vrai qu'il vaut la peine d'être vu, et peut-être revu. En effet, Eli Wajeman nous montre la difficulté de l'époque de s'organiser, les rapports tantôt tendres, tantôt tenus entre ces acteurs de la société industrielle naissante. Ne pas se focaliser sur les applications modernes, permettra peut-être à certains de rencontrer tout le bien fondé de ce film particulier, certes, mais juste.

Des acteurs encore jeunes, même si la carrière d'Adèle Exarchopoulos n'a pas attendu ce second long métrage de Wajeman, pour éclore. Elle qui débuta en 2005, à l'âge de 11 ans, dans Martha. Mais c'est sans doute "La vie d'Adèle", d'Abdellatif Kechiche, qui marque cette jeune actrice. Ce film remportera la Palme d'Or au Festival de Cannes ainsi que le César du Meilleur Espoir Féminin. Quant à Tahar Rahim, universitaire de la faculté Paul Valéry de Montpellier, on a put le voir dans Le Passé, Grand Central, Gibraltar ou encore The Cut.

Sortie en salles en Belgique prévue le 11 novembre 2015

Robert Genicot - Photos: captures écrans projection.

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