Carburants: 12 % de pompes mal étalonnées!

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Essence.jpgLa croyance a la vie dure. Le SPF Économie est pourtant formel : « Aucune différence n’a été constatée en termes de qualité entre les produits pétroliers bon marché et les plus chers » , ressort-il d’un rapport 2016 sur lequel le ministre de l’Économie, Kris Peeters (CD&V), vient de lever le voile à la Chambre.

« Effectivement, il existe des normes de qualité très strictes des carburants au niveau européen, dont nous avons contrôlé le respect lors de nos tests » , confirme Johan Verbelen, porte-parole au SPF. « Le résultat, c’est qu’elles sont bel et bien respectées. Contrairement à ce qu’on peut parfois entendre, on ne fait donc pas courir de risques à son moteur en faisant son plein dans les réseaux bon marché. »
 
« Ce qui fait la différence, ce sont les additifs que certains y ajoutent, mais cela n’influe en rien sur le respect des normes. L’impact de ces suppléments est controversé. Certaines études estiment que cela améliore les performances du véhicule, d’autres affirment que non… »
 
3.000 euros d’amende
 
Autre enseignement de cette étude menée en 2016 par le SPF Économie : les échantillons prélevés et jugés non conformes sont en légère hausse. Ils sont passés de 242 en 2015 à 296 en 2016. Mais les tests ayant été plus nombreux l’an passé (8.610 contre 5.247 un an plus tôt), l’augmentation est trompeuse, puisqu’on passe en fait de 4,6 % à 3,4 % d’infractions.
 
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une teneur en soufre trop élevée. Elle ne fait courir aucun risque au véhicule, mais elle est néfaste pour l’environnement.
 
Le seul élément inquiétant reste l’étalonnage des pompes. Ou, si vous préférez, la certitude que les 50 litres affichés sur le panneau se retrouvent bien dans votre réservoir. Cet étalonnage est mesuré sur un carburant porté à 15º. Puis un système électronique doit adapter la quantité affichée à la température ambiante.
 
« Ceci est une obligation depuis 2016 et on constate que ce n’est pas encore fait partout » , reconnaît M. Verbelen. De fait : sur les 7.644 pompes contrôlées en 2016, 12 % (912) n’étaient pas conformes. Soit parce que le système de conversion n’avait pas encore été installé. Soit parce qu’il n’était… pas activé !
 
« Nous leur avons donné des avertissements et des amendes qui peuvent aller jusqu’à 3.000 euros par pompe concernée dans la station-service » , explique le SPF. « Cela représente donc une forte somme, qui les incite à se mettre rapidement en conformité. D’autant que nous sommes clairs : lorsqu’une infraction est constatée, nous repassons ensuite vérifier si l’adaptation a bien été faite… »
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