FFO2018: Un Ange (Engel), bien plus qu’un qualificatif

Catégories : Divertissements

Une bonne claque dans la figure, c’est ce que l’on ressent à la sortie de ce film magnifique, rempli d’émotions et de réalités. Ange, de Koen Mortier, nous plonge dans les derniers moments de la vie d’un sportif de haut niveau, empêtré dans un système qu’il ne gère plus. Tout cela, dans son esprit, pour ses fans, à cause de ses fans, mais loin d’imaginer son tragique destin trop rapide.

ostende,ffo18,koen mortier,festival,film,kinepolis,kursaalSi le film du réalisateur belge nous plonge dans un monde débridé, où les non-connaisseurs ne pourront en croire la substance, il faut bien reconnaître que pour les initiés tout et réel. De l’aveu même de Koen Mortier, la véracité des faits et la fiction rendent Ange particulièrement difficiles à s’imaginer ce qu’est la vie -même si quelque part, il ne faut pas en faire une généralité- de « certains » sportifs de haut vol.

 

La drogue, ce fléau silencieux

Mais il n’y a pas que ces moments extrêmes de cet athlète. Le personnage de la « pute sénégalaise » (comme elle dit), Fae, est aussi confronté à de multiples interrogations sur une vie naissante, aux difficultés dans un pays, le Sénégal, musulman où il n’est pas bon d’être -à défaut d’autre chose- une fille de joie. Une rencontre d’un soir, qui va très vite prendre des allures de coup de foudre, aux perspectives encourageantes, qui ne verront jamais le jour.

Deux acteurs de grandes classes, filmés par un réalisateur hors du commun, de par ses gros plans quelquefois insoutenables, au vu des délires de ce jeune champion, décrivant une réalité sans concession.

Vincent Rottiers et Fatou N’Diaye nous offrent une perle, même si ce film est inspiré de la fin de vie d’un grand cycliste belge, que tous les amateurs de la Petite Reine reconnaîtront, et qui ne pourront passer à côté de morceau de vie.

A la sortie de la salle obscure, nous n’avons pas peur de reconnaître: c’est une véritable calotte en pleine tronche que nous subissons. Un film concernant les sportifs, mais pas seulement. Nous nous adressons, avec insistance, à tous les ados, sportifs ou pas, les parents, pour visionner ce long métrage (sortie en Belgique le 19 septembre prochain), et d’en prendre eux aussi plein la face, avec la seule ambition d’une réflexion sur cette « merde » que sont les drogues, tout en étant bien placés pour en parler. Il n’y en a pas de petites ou de grandes, il n’y a que du désespoir.

Présenté en ouverture du FFO 2018 ce vendredi 7 septembre, Engel (titre original) devrait faire réfléchir pas mal de monde. Merci à Koen Mortier pour ce moment exceptionnel de cinéma.

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Robert Genicot

La bande annonce:


Cinenews.be

L’interview de Peter Craeymeersch, directeur du FFO, lors de a présentation du festival:

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